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Décès de Greaves : Le Gouvernement cacherait-il quelque chose ?

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Le Gouvernement libérien semble avoir délibérément ignoré le rapport d’observation sommaire des médecins du Centre médical John F. Kennedy de Monrovia sur le corps de l’ancien directeur général de la LPRC, Harry Greaves, qui a révélé une série de contradictions par rapport aux résultats de l’autopsie parrainée par l’Etat.

En effet, selon les responsables du ministère de l’information, le rapport de l’autopsie menée par les médecins légistes étrangers, à savoir notamment par Dr Thomas Bennett et Dr Matthias Okoye, a une prédominance sur le rapport initial dont ils étaient au courant.

Les médecins légistes de l’Institut des sciences juridiques de Nebraska ont rapporté qu’« il n’y a aucune preuve brute de lésions traumatiques ante mortem. Le rapport publié le mardi 9 février au ministère de l’Information, des Affaires culturelles et du tourisme (MICAT) lors d’une conférence de presse a indiqué que la «cause probable de la mort serait l’asphyxie par noyade dans de l’eau salée», et qu’il n’y a aucune preuve de lésions traumatiques ante mortem.

Truffé de terminologies médicales, le rapport a indiqué que les résultats font état de multiples contondants post-mortem, des blessures musculo-squelettiques traumatiques et du changement de la peau dus à l’immersion prolongée dans l’eau de mer et l’impact sur un rocher de l’océan.

Il a conclu qu’«il n’y a aucune preuve visible de traumatisme ano-rectal», et que l’arrachage de la peau est dû à l’immersion prolongée dans l’eau, et qu’il n’y a aucune preuve pour suggérer que de la substance caustique acide aurait été versée sur cet homme ».

Pourtant le rapport d’observatoire établi par les médecins du centre médical John F. Kennedy dont ce quotidien a reçu copie, fait état de saignement du rectum de M. Greaves lorsque son corps a été transporté à l’hôpital.

Ce qui suit est un extrait du rapport des médecins de l’hôpital JFK: “Nous avons été appelés à examiner le patient nommé ci-dessus, le 31 janvier 2016 vers 11h 57. Selon le récit de l’enquêteur qui l’a amené au centre médical, il avait été porté disparu pendant deux (2) jours après avoir été vu pour la dernière fois à l’Hôtel RLJ. Il a plus tard été trouvé derrière le ministère de l’intérieur dans la matinée du 31 janvier 2016. À son arrivée, le patient était couché à l’arrière d’un camion gris. Il était très peu identifiable. Il n’y avait pas de signes vitaux et il a été déclaré mort à son arrivée. Les pupilles étaient largement dilatées et fixes. Son corps entier était couvert d’hématomes, apparemment en raison de l’immersion dans l’eau. Sur sa tête qui semblait gonflée était une lacération profonde verticale d’environ 3 à 4 centimètre.

Le côté droit de sa bouche n’était pas intact. Ses lèvres étaient enflées, et la langue tirée. Il y avait des lésions semblables à des boursoufflures du cou jusqu’à la poitrine. On pouvait constater que sa peau s’arrachait. Les deux bras étaient très enflés, grands, contractés et raides. L’abdomen était gonflé, et le rectum était largement dilaté et suintait du sang”.

Comme les lecteurs peuvent le remarquer, le constat posé par les médecins est en quelque sorte en porte-à-faux avec celui des médecins légiste de Nebraska. 

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