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Deux ressortissants étrangers accusés de vol d’électricité

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Deux ressortissants étrangers sont poursuivis pour vol d’électricité et faux et usage de faux. Les deux hommes d’affaires ont été officiellement inculpés par la police nationale du Libéria (LNP), environ une semaine après que l’ambassadeur des États-Unis au Libéria, Michael McCarthy, a exhorté le gouvernement à lutter contre le vol d’électricité.

Le Turque Faut Gebara, 39 ans, et le Libanaise Shouki Eid, résident tous deux à Mamba Point dans le centre de Monrovia. Ils ont été inculpés séparément de vol d’électricité et de faux et usage de faux et traduit au tribunal municipal de Monrovia le jeudi 2 septembre pour être jugés.Ils ont été arrêtés le mardi 31 août dans le cadre des charges retenues contre eux.

Shouki est le propriétaire de Eid Supply Center, tandis que Faut est le propriétaire deGebara Business Center. Les deux entreprises sont situées dans la communauté de Freeport sur l’île de Bushrod.

Lors d’une patrouille de routine des éléments de la Compagnie d’Électricité du Liberia (LEC), les accusés Faut et Shouki n’ont fourni aucun reçu ou bordereau de paiement lorsqu’on leur a demandé la source d’approvisionnement en électricité de leurs différentes entreprises.

Au cours de l’enquête policière, l’accusé Shouki aurait fait croire que la direction de la LEC lui a délivré un compteur en décembre 2016 et qu’il a été installé sur le poteau d’éclairage public.

Quant à Shouki, il aurait dit à la police que son entreprise se servait de son propre groupe électrogène pour s’alimenter en courant électrique, pourtant, la police a vu une ligne électrique de la LEC connectée à l’entreprise.

L’arrestation des deux ressortissants étrangers arrivent comme pour montrer à l’ambassadeur américain McCharthyque le Libéria est maintenant déterminé à lutter contre le vol d’électricité. A noter qu’à la fin du mois dernier, l’Ambassadeur américain avait déclaré qu’il n’a vu aucune condamnation pour vol d’électricité en dépit du fait que le phénome est rependu dans tous les quartiers.

Animant un point de presse à Monrovia le jeudi 26 août lors d’une visite des locaux de la LEC, l’ambassadeur américain a dit regretter le fait qu’il n’y a eu jusqu’à présent aucune condamnation pour vol d’électricité, malgré la nature généralisée du problème. « Je reviens tout juste d’une visite des installations de la Liberia Electric Corporation sur l’île de Bushrod. Je vais être honnête, j’ai été à la fois impressionné et découragé par ce que j’ai vu et entendu. On ne peut pas se contenter de dire que la situation du vol d’électricité est compliquée, ou qu’elle est difficile à régler sans rien faire », a déclaré l’ambassadeur.

Il a appelé à des peines substantielles contre les auteurs de vol d’électricité afin de protéger les investissements et de mettre le Libéria sur la voie des opportunités, soulignant “Cela doit être un objectif systémique – rien ne s’améliorera sans une réponse forte dans l’ensemble du système judiciaire, soutenu aux plus hauts niveaux du gouvernement libérien”.

Selon lui, les États-Unis ont dépensé plus d’un milliard dans le secteur énergétique du Libéria au cours de la dernière décennie, de l’argent provenant des contribuables américains. Il s’est posé la question de savoir comment le gouvernement américain peut-il continuer à justifier une telle générosité de la part de ses citoyens alors que plus de la moitié de l’électricité qui est générée est impunément volée.

 L’ambassadeur a rappelé qu’à travers le Millennium Challenge Compact, le peuple des États-Unis a fourni plus de 150 millions de dollars grâce à une subvention pour réhabiliter le barrage hydroélectrique de Mount Coffee, la plus grande source d’énergie au Libéria. « C’était une subvention ; ce n’était pas un prêt. C’était un cadeau que le Libéria n’a jamais à rembourser.

 Le diplomate américain a en outre fait observer qu’environ les deux tiers de l’électricité produite par la LEC n’est pas rentabilisée. “ Sans ces recettes, comment la société peut-elle résoudre les problèmes techniques, répondre aux coupures de courant et continuer à connecter une plus grande partie du Libéria au réseau électrique ? ”

“ La LEC est un service public appartenant à l’Etat. Il produit un rapport régulier sur son état de fonctionnement et dans son dernier rapport, la société a révélé qu’elle n’a pas été à jour dans ses factures depuis des années, non pas parce qu’elle gaspille de l’argent, mais que la réalité est qu’aucun service public dans le monde ne peut survivre là où moins de la moitié de son électricité est payée, la LEC ne fait pas d’exception”.

“ Si la LEC ne peut pas résoudre ce problème de vol d’électricité, elle continuera à s’affaiblir financièrement, à devenir encore plus dépendante du financement gouvernemental et à réduire la fiabilité de ses opérations”, a-t-il prévenu.

“Cela aura à son tour un impact sérieux sur l’économie du Libéria, qui dépend d’une électricité fiable, comme tout autre pays, pour attirer de nouveaux investissements et développer son économie. C’est le niveau de gravité auquel nous sommes confrontés”, a-t-il en outre souligné.

Par ailleurs, le diplomate américain trouve l’électricité trop chère au Libéria. Les Libériens payent 49 centimes par kilowattheure, contre 13 en Amérique et en France, 6 au Ghana, 10 en Guinée et 12 en Côte d’Ivoire, respectivement. “ Pourquoi les Libériens paient-ils quatre ou cinq fois plus cher pour une électricité moins fiable ? “, s’est-il interrogé.

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