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La veuve de M. Greaves est en colère

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Trois semaines après la mort de l’ancien directeur général de Liberia Petroleum Refining Company (LPRC), Harry Greaves, dans des circonstances mystérieuses, sa veuve Mme Precious Andrews Greaves sort afin de son mutisme et exprime un mécontentement quant à la manière dont le gouvernement du Libéria gère l’enquête.

M. Harry Greaves aurait été porté disparu après avoir été aperçu pour la dernière fois à l’Hôtel RLJ Kendeja, le long de la route Robertsfield dans le comté de Margibi, avant d’être retrouvé mort derrière le ministère des Affaires étrangères à Monrovia.

Sa mort avait été officiellement qualifiée de suspecte par le gouvernement du Libéria. Cependant, le rapport provisoire de l’autopsie réalisée sur son corps par une équipe de médecins légistes de l’Institut médico-légal de Nebraska basé aux Etats-Unis d’Amérique attribue la cause probable de la mort à l’asphyxie par noyade dans de l’eau salée.

Mme Greaves, qui s’exprimait pour la première fois le lundi 22 février par téléphone mobile sur une radio privée, a exprimé son mécontentement. Pour elle, le gouvernement du Libéria ne fait pas preuve de professionnalisme dans le traitement de ce dossier qui concerne son mari.

Elle dénonce le fait que le gouvernement procède à l’enquête pour soit disant faire la lumière sur les circonstances du décès de son mari sans que la famille soit informée de l’évolution des investigations. Il est regrettable selon elle que les membres de la famille soient obligés de s’informer à travers les médias.

Mme Greaves, qui dirige une chaîne de restaurants à travers la ville de Monrovia, a dit avoir appris que le gouvernement est sur le point de faire venir un autre médecin légiste pour procéder à une seconde autopsie sur le corps de son mari, tout en ajoutant qu’à sa connaissance aucun membre de la famille n’a été consulté ni informé de la dernière décision.

Mme Precious Andrews Greaves est la fille du regretté et célèbre journaliste Libérien Henry Andrews, qui est décédé à la fin des années 90, il fut également président de la Commission électorale nationale lors de l’élection présidentielle spéciale parrainée par la CEDEAO qui a amené l’ex-président Charles Ghankay Taylor au pouvoir en 1997.

Le gouvernement du Libéria a révélé vendredi dernier que des dispositions ont été prises pour faire appel à un autre médecin légiste d’une autre société légale professionnelle des États-Unis toujours dans le cadre de l’enquête sur la mort de M. Greaves.

S’exprimant vendredi au cours d’un point de presse spécial, le ministre de la Justice Benoît Sannoh a indiqué que le médecin légiste auquel le gouvernement a fait appel examinera à la fois le rapport d’autopsie provisoire des médecins légistes de Nebraska et le rapport d’observation des médecins du Centre médical John F. Kennedy afin de donner son opinion d’expertise.

Le Ministre Sannoh a aussi déclaré que s’il le faut, le médecin légiste procèdera à une autre autopsie sur le corps de M. Greaves. Il a également annoncé l’arrivée de deux agents de sécurité américains pour aider à l’enquête afin de faire la lumière sur les circonstances entourant la mort suspecte de feu Harry Greaves. Les deux agents sont arrivés dans le pays depuis jeudi soir.

Les deux agents, selon le procureur général, travaillent actuellement avec des officiers de la Police nationale du Libéria (LNP). Le Ministre Sannoh a appelé les membres de la famille du défunt à travailler en étroite collaboration avec les agents de la Police nationale du Libéria et les agents de sécurité américains pour que les investigations en cours fassent rejaillir la vérité réelle telle que voulue par tous les libériens.

 

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