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Le procureur de la république Cephus met en garde l’opposition contre l’amalgame

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Le solliciteur général du Libéria Me Sayma Syrenius Cephus a mis en garde le public, en particulier l’opposition, contre la politisation de la bataille juridique du sénateur élu du comté de Lofa Brownie Samukai et l’assimilation de cette affaire à « une chasse aux sorcières prétendument organisée par le gouvernement pour entraver son mandat politique au Sénat libérien ».

S’exprimant lors d’une émission interactive sur Spoon Radio le mardi 24 août 2021, le procureur général Cephus a déclaré que le gouvernement du Libéria ne se livre pas à une chasse aux sorcières, encore moins a-t-il l’intention d’empêcher M. Samukai de prendre ses fonctions. Cependant il veut que le sénateur élu du comté de Lofa réponde de ses crimes conformément à la loi.

Me Cephus a tenu ces propos quelques jours après que la Cour suprême du Libéria a ordonné à la Commission électorale nationale de ne pas certifier M. Samukai en tant que sénateur de Lofa jusqu’à ce que l’invalidité qui lui avait été imposée à la suite de sa condamnation dans un procès pénal soit supprimée conformément à la loi.

Samukai et deux autres anciens fonctionnaires du ministère de la Défense sont reconnus coupables de détournement des fonds d’épargne-retraite des soldats des Forces armées du Libéria (AFL). Ils ont reçu l’ordre de restituer l’argent.

Cephus a fait valoir que Samukai avait été inculpé par l’administration de l’ancienne présidente Ellen Johnson – Sirleaf qu’il a servie et que le gouvernement du président George MannehWeah n’a fait que mettre en œuvre ce qu’il a hérité de l’administration précédente.

Il a expliqué que la nouvelle loi électorale prévoit que les personnes qui sont en conflit avec la loi sont privées de leurs droits et ne sont pas qualifiées pour voter ou participer aux élections. C’est ce qu’ils ont essayé de rappeler à la Commission électorale nationale.

Cephus a ajouté que même si Samukai n’a pas été arrêté par la NEC et qu’il a pris part aux élections sénatoriales de mi-mandat de 2020, cela n’empêche qu’il réponde de ses actes devant la loi.

Il a déclaré que le problème ne concernait pas le comté de Lofa, expliquant que lorsque Samukai comparaît devant le tribunal, il apparaît sous le nom de Samukai et non du comté de Lofa.

Cephus a donc exhorté ses compatriotes à cesser de spéculer sur le fait que le gouvernement veut empêcher le comté de Lofa d’avoir un représentant au Sénat.

De plus, le solliciteur général a déclaré qu’il n’y avait pas de bataille entre M. Samukai et le gouvernement, mais plutôt une bataille entre le condamné et la justice pour détournement de fonds.

Le procureur de la république a en outre fait savoir que lorsqu’il a pris la tête de l’équipe de restitution et de recouvrement des avoirs, M. Samukai a été invité et on lui a parlé des charges qui pesaient contre lui et il a promis de restituer l’argent. « Mais après avoir fait la promesse, il est allé dire sur les radios que le gouvernement avait lancé une chasse aux sorcières contre lui ».

« Lorsque M. Brownie Samukai et deux autres personnes ont reçu un mandat d’arrêt, ils ont déposé une caution pénale pour leur défense et ils ont promis de tout faire ensemble. Il n’a pas demandé au tribunal un procès séparé ou distinct », a déclaré Cephus.

Concernant l’affirmation de Samuka selon laquelle l’argent aurait été utilisé sur instructions de l’ancienne présidente Sirleaf, Cephus a fait valoir que le condamné n’avait pas amené l’ancienne présidente à témoigner devant le tribunal afin de confirmer ses allégations.

Il a dit que M. Samukai doit s’acquitter de son obligation légale en tant que manquement de sa part, la loi suivra son cours.

Par ailleurs, M. Samukai devrait comparaître devant le tribunal pénal “C” aujourd’hui, jeudi 26 août 2021 au Temple de la justice pour faire le point au tribunal concernant le paiement des 1,5 million de dollars américains que lui et les deux autres coaccusés sont tenus de restituer.

L’audience publique devrait avoir lieu à 11h00, heure locale, au tribunal pénal “C” à Capitol Hill.

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