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Nwabudike prend 6 mois de suspension

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La Cour suprême du Libéria a suspendu le ressortissant Nigérian en disgrâce Me A. NdubuisiNwabudike de la pratique du droit au Libéria pendant six mois et infirmé la décision de l’Association nationale du barreau du Libéria (LNBA) qui l’avait expulsé de l’institution pour le priver des droits et privilèges auxquels les membres ont droit devant les tribunaux.

S’exprimant au nom du tribunal mercredi 25 août 2021, le juge en chef Francis S. Korkpor a déclaré que la LNBA peut enquêter et sanctionner ses membres, mais elle n’a pas le pouvoir de conclure que la citoyenneté libérienne d’un membre a été obtenue par fraude et l’expulser pour perdre les droits et privilèges auxquels il devrait avoir droit devant les tribunaux de la République.

“Me A NdubuisiNwanbudike est par la présente suspendu de l’exercice du droit directement ou indirectement au Libéria pendant six (6) mois. Son sort et son statut auprès de la LNBA respecteront l’action du procureur général/ministre de la Justice”, a déclaré le juge en chef Korkpor.

La LNBA avait expulsé Me Nwabudike le 19 juin de l’année dernière, affirmant qu’il était devenu membre de l’association par des moyens frauduleux.

Quelques mois avant les élections sénatoriales de 2020, Me Nwabudike, qui présidait déjà la Commission libérienne de lutte contre la corruption (LACC), avait de nouveau été nommé par le président George MannehWeah pour présider la Commission électorale nationale (NEC), une position qui a déclenché les polémiques autour de son statut de citoyen libérien.

Il n’a pas réussi à prouver lors d’une audience de confirmation du Sénat qu’il est un Libérien naturalisé, lui refusant par la suite le poste de la NEC et obligeant également la LNBA à l’expulser.

Mais dans sa décision, le président de la Cour suprême Korkpor a estimé que la décision prise par la LNBA qui interdit Me Nwabudike de pratiquer le droit pour fraude présumée équivalait à une radiation, et que, selon lui, cette décision ne revenait qu’au plus haut tribunal du pays.

Le juge Korkpor a par contre statué que ce serait mal pour Me Nwabudike de continuer la pratique du droit au Libéria alors qu’il est tout à fait clair que les documents qu’il a déposés qui ont nécessité son admission à la pratique du droit au Libéria sont truffés d’incohérences et de divergences.

Le tribunal a chargé le ministère de la Justice de se saisir de l’affaire et, s’il le jugeait approprié, d’engager une procédure pour révoquer et annuler la citoyenneté libérienne de Me Nwabudike et annuler son certificat de naturalisation.

D’autre part, si d’aventure le procureur général concluait que l’ordonnance d’admission de la citoyenneté libérienne de Nwabudike avait été rendue par une erreur manifeste de droit ou de fait pouvant être corrigée par des moyens procéduraux, Me Nwabudike devrait se voir accorder une possibilité raisonnable d’engager une procédure corrective conformément à la loi sur les étrangers et la nationalité du Libéria.

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