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Les conflits de leadership sont unpire ennemi du progrès

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Des rapportsfont état d’un affrontement entre le ministre d’État chargé des Affaires présidentielles Nathaniel F. McGill et le ministre des Affaires étrangères Dee-Maxwell Kemayah au sujet de qui des deux doit attirer l’attention du président George MannehWeah. Cela est à la fois troublant et décevant ! En tout cas, c’est le moins qu’on puisse dire.

Il est même très incompréhensible que deux fonctionnaires qui jouissent des privilèges égaux au sien du pouvoir exécutif –du moins cela devrait être le cas -, aient recours à un langage acrimonieux l’un à l’égard de l’autre.

Plus précisément, le désaccord apparent entre le ministre McGill et le ministre Kemayah sur la question de savoir si le président George MannehWeah devrait s’adresser à l’Assemblée générale des Nations Unies de cette année à New York en personne ou le faire virtuellement, n’est pas quelque chose qui mérite qu’on se bouffe le nez. Nous pensons qu’une décision finale sur une telle question doit être dans le meilleur intérêt général de l’État, et non pour satisfaire l’ego de quelqu’un.

Depuis son entrée en fonction en 2018, le président Weah ne s’est rendu qu’à deux reprises (2018 et 2019) à New York et s’est adressé en personne à l’Assemblée générale des Nations Unies. Nous pensons également qu’il devrait le faire autant de fois que l’occasion se présente, mais si le gouvernement américain conseille aux dirigeants mondiaux de s’adresser virtuellement à l’AGNU de cette année en raison de la nouvelle vague du COVID-19 comme le conseillerait le ministre des Affaires étrangères, nous ne voyons rien de mal.

De même, si le ministre d’État aux Affaires présidentielles pense fermement que le président devrait être à New York personnellement pour s’adresser à l’Assemblée générale, et peut-être pour, en marge de la conférence, profiter des discussions avec des gouvernements amis et des partenaires internationaux, alors on peut en parler en tant que gouvernement sans avoir à se boxer comme dans un ring.

En outre, nous avons appris que le ministre McGill demande au ministre des Affaires étrangères, qui est également doyen du Cabinet, de lui rendre compte, et non directement au président Weah. Nous pensons que cela est contraire au protocole, sauf que si le président a choisi ainsi, et si c’est le cas, alors il y a de quoi à être inquiet, car le ministre des Affaires étrangères représente directement le président sur les questions étrangères en particulier, d’État à État, pas le ministre d’État pour les affaires présidentielles.

Ce qui est plus regrettable et décevant cependant, c’est que le président Weah lui-même s’assoit et regarde deux responsables clés de son cabinet s’insulter sans intervenir, encore moins prendre des mesures punitives à titre de dissuasion. Cette inaction singulière démontre encore le manque de leadership du président.

Il est temps que l’administration Weah se lève et dirige comme un gouvernement capable dans lequel le peuple libérien a placé massivement sa confiance.

Le fait que le président Weah se rende à New York pour s’adresser personnellement à l’AGNU ne devrait pas être un concours de personnalité entre le ministre McGill et le ministre Kemayah.

Ce qui est sûrle président dispose d’une équipe de conseillers qui devraient intervenir en conséquence et suggérer l’approche appropriée avec la matière.

Ce qui s’est passé récemment au ministère des Affaires étrangères à Monrovia était une honte totale. Nous souhaitons que cela ne se répète car cela ne fait pas preuve de maturité et de leadership que la prochaine génération pourrait copier.

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